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TAYLOR SMITH : BIO & Artist statement

EN: (b. 1993, Rochester, New York) is a visual artist based in Paris France (currently in residence at l’Entre-deux, Pantin and soon to be at the 6b in Saint-Denis), working primarily in mixed-media painting. She received a B.F.A. in Painting and a B.A. in Art History from Boston University in 2015, before completing an M.A. in Cultural Mediation at the École du Louvre in Paris in 2017. She was then awarded the Harriet Hale Woolley Scholarship by the Fondation des États-Unis in Paris (2017-2018). Taylor has participated in several group and solo exhibitions, primarily in Paris and in Boston, in addition to a mural project and residency at the Asociación Atlas for eco-tourism in Las Palmas de Gran Canaria, Spain.

STATEMENT: Through an interplay of research and creative practice, my work stems from the interdisciplinary study of the many morphogenetic processes (in both biology and botany) and geomorphology. This group of natural laws generates the forms of all organisms and of our terrestrial environment. By manipulating and imitating these natural processes and adding organic, recycled and industrial materials to them, across the surface of the canvas or the printed image, I investigate the perpetual conflict between nature and cultural production, this insatiable desire of humans to “perfect” their environment. The concept of naturaficiality coined by the British artist Roy Ascott, and the conception of landscape in Japan (thanks to a research study in 2017), are at the heart of my technical and theoretical experimentations. In order to delve deeper into these diverse experiences of the landscape through visual observations made while traveling, I’ve acquired more specific knowledge through collaborations with scientists (geologists, biologists, botanists, landscape designers and environmental photographers). I employ many perpetually evolving techniques in order to juxtapose, fuse, then transform the fixed images that capture these morphogenetic processes (including microscopic and aerial views of landscapes being destroyed by humans: rivers filled with industrial waste, water and petroleum bubbles bursting…). Painting, collage and alternative photographic processes such as the cyanotype, anthotype (a photogram made from a photographic emulsion produced solely from crushed flower petals) and the chlorophyll print, in addition to printmaking techniques (primarily photogravure, offset lithography and monotype) allow me to juxtapose, fusion, then find the balance between natural and synthetic fragments from our world, that collide and combine perpetually beneath our eyes.

In addition to morphogenesis, the term symbiosis, a word with many different multi-disciplinary meanings is also at the heart of the many different tensions I investigate in my work. Firstly, in biology, symbiosis is defined as “the living together of two dissimilar organisms (as in mutualism, commensalism, amensalism, or parasitism).” It is also a psychiatric term used to identify “a relationship between two people in which each person is dependent upon and receives reinforcement, whether beneficial or detrimental, from the other” (Cf. Webster’s dictionary). Finally, in psychoanalysis, it reflects the physical and emotional dependence of a child upon its mother. It therefore always refers to a relationship that links two living beings. I explore the notion of symbiosis on both biological and interpersonal levels, as well as to investigate the pressing issues of anthropocentrism and sustainable development. During my master’s in cultural mediation at the École du Louvre (completed last year), I also spent two years studying the possible types of symbiotic relationships between the public and works of contemporary art. My projects revolve more largely around the desire to investigate the separation between the human environment and the natural landscape. I make recycled paper, pigments and natural paints, collect plastic bags, paper towels, leaves, oil and acrylic paint thrown away in art schools…Through this attempt to recreate a renewable cycle of artistic production, going back to our prehistory, I employ pictorial abstraction in order to generate an alternative aesthetic.

FR : Taylor Smith, née en 1993 à Rochester, New York vit et travaille à Paris (actuellement en résidence à l’Entre-deux à Pantin, et bientôt au 6b à Saint-Denis). Elle a obtenu un B.F.A. en peinture et un B.A. en histoire de l’art de l’Université de Boston en 2015, avant de compléter une maîtrise en médiation culturelle à l’École du Louvre à Paris en 2017. Elle a ensuite reçu la bourse Harriet Hale Woolley de la Fondation des États-Unis à Paris, promotion 2017-2018. Taylor a participé à plusieurs expositions collectives et individuelles, principalement à Paris et à Boston, en plus d’un projet de peinture murale et d’une résidence à l’Asociación Atlas pour l’écotourisme à Las Palmas de Gran Canaria, Espagne.

À travers un travail de recherche-création, mon œuvre part dʼune étude approfondie des multiples processus de morphogénèse (biologique et végétale) et de géomorphologie. Cet ensemble de lois naturelles génère les formes plastiques des organismes ainsi que notre environnement terrestre. En manipulant et imitant ces processus naturels et y ajoutant des matériaux organiques, recyclés et industriels sur la surface de la toile ou lʼimage imprimée, j’interroge le conflit perpétuel entre la nature et la production culturelle, ce désir insatiable que lʼHomme a de “parfaire” son environnement. Le concept de « naturficialité » de lʼartiste anglais Roy Ascott, et la conception du paysage en Orient (notamment au Japon grâce à un voyage dʼétude effectué en 2017) sont au cœur de mes expérimentations techniques et théoriques. J’enrichis ses diverses expériences par des connaissances plus précises que j’ai acquises lors des dfférentes collaborations avec plusieurs scientifiques (géologues, biologistes, botanistes, paysagistes, photographes environnementaux…). J’emploie de nombreuses techniques qui évoluent perpétuellement, afin de juxtaposer, fusionner, puis transformer des images figées qui capturent les processus morphogénétiques (y compris par des vues microscopiques et aériennes de paysages en cours de destruction par lʼhomme : des rivières remplies des déchets, des bulles dʼeau et de pétrole qui sʼéclatent…). La peinture, le collage et dʼanciens procédés photographiques comme le cyanotype, lʼanthotype (un photogramme fait avec une émulsion photosensible produite entièrement avec des pétales des fleurs) et le tirage chlorophylle ainsi que les techniques de lʼimpression (la photogravure, la lithographie offset et le monotype) me permettent de juxtaposer, fusionner, puis trouver lʼéquilibre entre les échantillons organiques et synthétiques de notre monde, qui se croisent et se mélangent perpétuellement sous nos yeux. Au-delà de la morphogenèse, le terme de symbiosis, utilisé dans plusieurs contextes en anglais, se révèle au cœur des différentes tensions qui sʼexpriment dans mes œuvres. Dans un premier temps, en biologie il signifie « lʼacte de vivre ensemble effectué par deux organismes dissimilaires ». En psychiatrie, il désigne « une relation entre deux personnes où chacune dépend de lʼautre et reçoit du renfort, soit bénfique, soit nuisible, de lʼautre » (Cf. Websterʼs dictionnaire). Enfin, dans la psychanalyse, il désigne plutôt la dépendance physique et émotionnelle dʼun enfant à sa mère. Il sʼagit donc toujours dʼexprimer une relation particulière qui unie deux êtres. Je mʼinterroge sur la notion de symbiose sur les plans biologique et relationnel ainsi que sur les problématiques actuelles de lʼanthropocentrisme et du développement durable. Pendant mon Master 2 en médiation culturelle à lʼÉcole du Louvre (terminé lʼan dernier), j’ai passé deux ans à étudier les relations symbiotiques possibles entre le public et les œuvres dʼart contemporain. Mes projets sʼarticulent donc globalement autour de la volonté dʼinterroger la séparation entre lʼenvironnement humain et le paysage naturel. Je fabrique du papier recyclé, des pigments et peintures naturelles, récupère des sacs plastiques, sopalins, écorces, feuilles dʼarbre, peintures à lʼhuile et acryliques jetées dans des écoles dʼart.… tous sont mélangés dans ses « fluid agglomerates ». À travers cette tentative de recréer un cycle de production artistique renouvelable, qui provient de notre préhistoire, j’emploie lʼabstraction picturale pour en développer une nouvelle esthétique.


PAST EXHIBITIONS

Faut-il des femmes dans l’art ? (Must there be women in art?), inauguration of the association Caractères, Galerie Au Médicis, Paris, Februrary 20, 2019 : www.caracteres.net

How to Capture Flow, Fondation des États-Unis, Paris, France, January 10-31 2019 (opening January 9, 7-8:30pm)

"Squaring the Circle: Harriet Hale Woolley, Past & Present", Fondation des États-Unis, Paris, France, June 7- July 31 2018 (www.feusa.org/squaring-the-circle)

Symbiosis, Fondation des Etats-Unis, Paris, France, March 8- 31 2018 (solo : fr.feusa.org/symbiosis)

Végétal / Cérébral : du vivant à l'objet, Colegio de España, Paris, France, February 8- 28, 2018 (solo)

What Art Can Do...For Social Impact, Maison de Crowdfunding, Paris, France, December, 2017

Processus, Le Nucléus, Ivry-sur-seine, France, April 2017

Paysages Intérieurs, Galerie de la Fondation des Etats-Unis, Paris, France, January 2017

Atlas Flow mural project, Asociación Atlas, Las Palmas de Gran Canaria, Spain, July 2016

Emmène-moi ailleurs, Black Trombone, Paris, France, June 2016 (organized by the Association ParticipAction)

4th National Monotype and Monoprint Exhibition, Monotype Guild of New England, Attleboro Arts Museum, Attleboro, Massachusetts, April 6- May 7, 2016

À propos des bulles, Vinissime gallery, Paris, March 22- April 9, 2016 (solo)

L’interprétation de la forme: de la peinture à travers la danse à la photographie, Galerie de la Fondation des Etats-Unis, Paris, April 6- May 5, 2016

Demonstration Drawings, exhibition and workshop with Rirkrit Tirivanija, Musée du Louvre, Paris, October - November, 2015

Off the Wall: A small works show, The Umbrella Arts Gallery, Boston, MA, November 23, 2015 - January 8, 2016

The Color of Thin Air, Sculpture Fix, Online Exhibition at www.sculpturefix.com, June 1 - July 15, 2015

Boston University BFA Thesis Exhibition, Boston, MA, May 2015

FUEL Education Student Exhibition, Boston, MA, April 2015

Here and There Boston, Boston, MA, April 2015

ART@Sloane, Sloane House, Boston, MA, April 2013 & 2014


COLLECTIONS

Private collections in Paris, Tokyo, London, Boston, New York, Rochester, NY, Dallas, TX

Asociación Atlas, Las Palmas de Gran Canaria, Spain

FUEL Education, Boston, MA

Boston University School of Visual Arts


PRESS

Artwork for conference publication: Vers une anthropologie critique ? Engagement et recherches at the Université Paris 8, Paris, France, March-April, 2018

Opium Philosophie review, artist-writer collaboration : "Plus de lieux, que des flux" with Niklas Plätzer, 2016 edition Les voies de la ville, Paris, France, Feburary, 2016

Artwork for conference publications: Declaring the State: Constitution and Citizenship, Sciences Po & Tel Aviv University (2017) and Forms of Pluralism and Democratic Constitutionalism, Sciences Po & Columbia University (2016), both held at Sciences Po, Paris, France.

"Bulles de champagne et abstraction : Quand la boisson rencontre la peinture" by Agathe Torres, Je beurre ma tartine blog, Paris, France, March, 2016

Studio portrait and group articles published in Côté Paris, Paris and Monocle magazine, London

AWARDS

Harriet Hale Woolley Scholarship, grant and residency, Fondation des États-Unis, Paris, France, 2017-2018

Jack Kramer Memorial Award and scholarship for painting, Boston University, 2014-2015

Living Room Host, Isabella Stewart Gardner Museum, Boston, Massachusetts, 2013